Dimanche : « Il renverse les puissants de leur trône. »

L’évangile du jour nous met face à la question de Jésus : « Pour vous, qui suis-je ? »
Tu es le Christ dira Pierre. D’accord, mais qu’est-ce que cela veut dire ? Comment le conçoit-on ? Un libérateur ? Un battant ? NON ! Sa mission n’est pas celle-là. Il vient nous ouvrir à nous-mêmes.
Avons-nous déjà répondu à cette question : qu’est-ce que Jésus attend de moi ? Que puis-je pour lui ? C’est une question de vie ou de mort. En effet, celui qui perd sa vie la trouvera nous dit la Bible. Il la gagnera car il a renoncé à sa petite personne comme centre de son monde. Il a accepté de se décentrer pour mettre le Christ à la place centrale. Il assume sa croix.

Cette réponse que Jésus nous propose est la réponse du sens de la vie. Et même malade, on reste au centre de la vie, au cœur de Dieu.

Le lien se fait aisément avec le thème du jour « Il renverse les puissants de leur trône ». Dieu agit en faveur des pauvres de cœur au détriment des potentats. Cela universalise l’intervention de Dieu en faveur de la Vierge Marie, son humble servante. Elle aussi a été élevée par Dieu jusqu’à lui.

Ce verset célèbre le renversement des valeurs, opéré par le Christ qui place les faibles et les petits avant tous.

 

Samedi soir

La journée s’est clôturée par une soirée récréative animée par le groupe vocal Résonance. Une chaleureuse ambiance et de beaux sourires ont illuminé cette veillée.

Auparavant, une célébration nous avait tous rassemblés à St François.
Puisons dans le puits de nos vies, les richesses que nous avons à offrir aux autres et l’eau de vie qui nous anime.

En ce jour où nous célébrons Notre Dame des 7 Douleurs, nous lui avons recommandé notre pèlerinage. Marie porte nos souffrances. Elle est là à nos côtés, elle qui est la Vierge des pauvres, de ceux qui souffrent. « Il comble de biens les affamés » Qui sont-ils ces affamés ? Jésus lui-même. Présenté dans la lettre aux Hébreux de notre 1re lecture comme très humain, criant et pleurant, suppliant Dieu. Nous, qui prions Dieu aussi, comme son fils. Sur la croix, Jésus vit des émotions fortes, tout comme nous.
Quand il parle aux foules, les pauvres l’écoutent, ouvrent leurs oreilles et leur cœur. Les souffrants déposent leurs fardeaux à ses pieds. Comme nous, en ce jour de Marie, Vierge des 7 Douleurs.

Après sa mort, la vie de Jésus continue. Ceux qui veulent le suivre perpétuent sa vie.
Le fils qu’il confie à Marie, depuis la croix, c’est nous. Et Marie veille sur nous comme une mère. Marie, mère de l’Eglise est apparue, ici, à Banneux. Elle aime les pauvres, les faibles, les malades. Elle nous accueille comme nous l’accueillons.

L’Eglise a toujours particulièrement aimé les souffrants. Elle s’est toujours mise à leur service. Espérons qu’il en soit ainsi encore longtemps.

 

Samedi : « Il comble de biens les affamés »

« De quelle faim s’agit-il ? » nous sommes-nous demandés ce matin. De la faim fondamentale dont nous parle les Béatitudes « faim et soif de la justice » ou encore affamés de la Parole divine ? Les deux. Comme Marie nous y exhorte, il convient de mettre nos inquiétudes entre les mains de Dieu. Il nous consolera, nous sauvera, nous redonnera joie et espérance. Confions-lui nos manques, nos petitesses, notre cœur affamé : il nous relèvera. Dieu veille sur nous, nous ne sommes pas seuls.

Après avoir reçu le sacrement des malades, nous nous sommes répartis en petits groupes pour vivre une Lectio Divina. Nous avons partagé et médité la parole du Christ « Et vous, qui dites-vous que je suis ? »

Après le repas, des activités diverses ont été proposées aux pèlerins, notamment un atelier de réflexion et de bricolage sur les richesses que nous avons à offrir aux autres et un chapelet médité. Pendant ce temps, d’autres ont choisi de faire plus ample connaissance sous le timide soleil du jour.

Ensuite, à 15h, nous avons vécu la bénédiction des malades dans la grande église.

 

Ouverture du pèlerinage 2018

Et voilà ! Le pèlerinage des Liégeois à Banneux est lancé.

Il a débuté cet après-midi sous un très beau soleil invitant à la rencontre et à la prière. Après l’installation, nous sommes allés prier Marie à la chapelle et lui confier notre séjour.

« Riches avec Marie, la Vierge des Pauvres » est le thème de l’année. Il incite chacun à s’ouvrir là où est sa véritable richesse. C’est une aventure à tenter. Nos pauvretés ne peuvent pas cacher nos vraies richesses. Quelles sont-elles ? Le partage, la solidarité, l’écoute, le service. Nous sommes appelés à les mettre en action.

Marie est venue pour les pauvres parce que personne ne doit être exclu ou rejeté. Tout le monde est le bienvenu à la source. Tout le monde peut y puiser force et soutien.

A la chapelle des apparitions, nous nous sommes remémorés que « Le Puissant a fait pour nous des merveilles ! » Soyons-en conscients et reconnaissants.

Nous avons reçu ; donnons à notre tour.

IMG_20180914_171151.jpg

Aimer et nourrir sa foi

Dans un mois jour pour jour, aura lieu à Banneux notre pèlerinage annuel. Les habitués ont déjà rentré leur inscription. Vous qui nous lisez pourquoi ne viendriez-vous pas le vivre avec nous ?

Banneux c’est une parenthèse dans nos vies, trois jours de spiritualité et de partage dans la vie trépidante qui est souvent la nôtre.

Banneux c’est aussi une histoire de famille et de transmission. Plusieurs bénévoles viennent en couple, d’autres avec leurs enfants adolescents ; plusieurs générations sont au service des pèlerins. Chacun à son niveau découvre qu’il peut apporter quelque chose aux autres. Etre utile, c’est aussi leur moteur.

L’ambiance chaleureuse du pèlerinage et les échanges intergénérationnels ne sont pas étrangers au fait que de nombreux bénévoles et pèlerins reviennent depuis plus de dix ou quinze ans.

Banneux est un lieu privilégié pour rencontrer les autres dans l’amour de Marie, mère de tous. Veilleuse intemporelle, elle est y apparue à la plus pauvre de tout le village car elle veille sur chacun, les malades et les faibles plus particulièrement.

Banneux est le lieu mystérieux de l’apparition de Marie pour l’éternel message d’amour de Dieu : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Chacun vient y déposer ses espérances et ses souffrances dans un climat d’amour fraternel.