Mardi : Faites venir à la source, toutes les nations

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Bonne Nouvelle à Jérusalem, nous dit l’évangile. Elle était détruite et la voici relevée, l’exil est terminé. Le peuple s’est mis en route vers un ailleurs meilleur. Il a suivi celui qui apportait espoir et joie. Nous aussi, nous venons au pèlerinage des malades pour trouver ce qui nous manque. Ici, on essaie d’offrir ce qu’on ne trouve pas ailleurs : présence, écoute, aide, espoir…
Quand Jésus proclame l’Evangile, il le fait pour tous.  Aujourd’hui, cette bonne nouvelle circule dans le monde entier. Pourtant, tant de gens ne l’entendent pas. Sans doute parce qu’ils ne savent pas encore ce qui leur manque. Ils ne se posent pas la question du sens. En donnant, on reçoit. Nos bénévoles l’ont bien compris.
Nous pouvons tous rendre grâce à Dieu. Le Royaume de Dieu ce n’est pas quelque chose qu’on plaque sur le quotidien mais quelque chose qu’on vit. Et ici, quand tout le monde donne le meilleur de lui-même et apporte la semence d’un autre monde, on touche du doigt, on vit le Royaume de Dieu.

Que votre foi rayonne, que votre joie illumine votre vie au-delà de Banneux et que chacun soit missionnaire au quotidien.

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Eucharistie festive

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Une fois encore la lecture de ce jour était d’actualité. Dans la première lettre de saint Paul à Timothée, celui-ci lance un appel aux chefs d’Etat pour qu’ils œuvrent pour la paix et le bien-être du peuple. Il nous demande également de prier saintement, sans colère et sans mauvaises intentions.

Dans son homélie sur l’évangile de saint Luc, Monseigneur Jousten nous a rappelé que la vérité de l’évangile se découvre en la vivant.
« Les saints du jour, saints Corneille et Cyprien, pensent qu’il y a dans cet évangile, une source de joie. En ce Triduum, nous avons vécu cette joie de l’évangile en voyant évoluer tous ces bénévoles, tous ces jeunes à notre service. L’évangile de Luc met en lumière un païen qui est montré en exemple. Ce texte peut nous parler car il y a entre lui et notre expérience présente trois similitudes.
Le centurion romain s’occupe de son esclave malade. Or ils ne partagent pas la même foi. Ici les bénévoles se dévouent pour vous alors qu’ils ne sont pas de votre famille. Ils ne vous demandent pas non plus un passeport de bonne conduite pour se mettre à votre service. Le centurion préfigure ces bénévoles qui s’occupent de leur prochain, quel qu’il soit.
Ensuite, ce centurion est un ami des Juifs. Il a construit la synagogue alors que ce n’est pas son lieu de culte. C’est une forme d’amour qu’il témoigne ainsi à son ennemi ; il a reconnu la valeur de leur foi. Sur le plan humain, ce centurion détonne. C’est le premier dialogue inter religieux de l’histoire. En ce moment, à Madrid, à l’initiative de Saint Egidio,  se tient la Rencontre de prière pour la paix dont le thème est cette année « Paix sans frontière ». Des dizaines de personnes de toutes confessions dialoguent dans le but de trouver une entente. En effet, dans ces deux premières décennies du XXIe siècle, malheureusement, nous avons assisté avec une énorme tristesse au gâchis de ce don de Dieu qu’est la paix, dilapidé avec de nouvelles guerres et avec la construction de nouveaux murs et de nouvelles barrières. Ici, à Banneux, nous faisons tomber les barrières, nous accueillons tout le monde, sans rien demander de votre parcours ou de votre foi. Nous vivons la paix dans l’accueil de tous.
Enfin, Jésus loue ce centurion pour sa foi et humilité. « Je ne suis pas digne » dit-il. Soyons a notre tour reconnaissants pour tous ceux qui sont au service des autres durant ce pèlerinage. Soyons reconnaissants et sachons dire merci. Soyons dans l’action de grâce en toute simplicité, comme ce centurion.  »

La procession des offrandes a ensuite mis à l’honneur les différentes nations présentes dans notre pèlerinage, répondant ainsi au thème de l’année à Banneux : « Venez Nations ».


Après avoir fait mémoire de nos amis décédés depuis le précédent Triduum, nous avons fêté les bénévoles au service des pèlerins depuis 5 ans et 15 ans, mettant ainsi leurs pas dans ceux de Marie, la première en chemin.

 

 

 

Lundi : Malades, handicapés et affaiblis, venez à la source

En ce lundi matin, notre cérémonie pénitentielle a mis l’accent sur la miséricorde de Dieu. Il connait nos doutes. Il nous sait pécheurs. Il  nous connait sans doute mieux que nous-mêmes. Il sait que nous pouvons nous relever, progresser. Il nous sait plus grand que notre péché.

Marie voit les nœuds qui étouffent nos vies et nous paralysent. Par son intercession, elle nous aide à défaire ces nœuds, à quitter notre état de pécheur et la nuit de nos peurs. Elle nous réchauffe de son amour au fond de nos hivers, elle qui est toute tendresse.

Le sacrement de réconciliation nous a donné l’occasion de demander humblement pardon et de défaire les nœuds qui nous empêchent d’avancer. Après quoi, chacun a pu à sa guise passer à la source, la source qui fait vivre la terre de Dieu, puis rejoindre un groupe de lectio divina pour approfondir la Parole de Dieu.

 

Marche aux flambeaux, d’un continent à l’autre