Pour clôturer cette deuxième journée de pèlerinage, nous avons participé à la marche aux flambeaux où nous avons prié Marie. Depuis les apparitions, tout comme à Lourdes, les pèlerins se sont rassemblés un cierge à la main répondant à l’invitation de la Vierge de prier pour toutes les nations. Un texte de prière est lu par le prêtre et des bénévoles. Il est entrecoupé d’Ave Maria et autres chants à Marie. Après une marche dans le sanctuaire, la procession s’est terminée à la grande église.
Un pèlerinage des malades ne serait rien sans pèlerins. Il serait encore plus difficile sans bénévoles. Tout au long du jour, ils s’activent pour que chacun soit bien, trouve son chemin, participe aux activités, ait le sourire… Du lever au coucher des pèlerins, ils sont attentifs à tout et à tous.
C’est beaucoup de travail et pourtant ils reviennent d’année en année et avec le sourire. Parce qu’être bénévole au Triduum cela crée des liens et de nouvelles amitiés. Parce que cela enrichit chacun car on reçoit autant voire plus qu’on donne. Parce que l’enthousiasme et le sourire sont contagieux. Parce qu’ici, il n’y a pas de différence d’âge ni de nationalité mais des personnes heureuses de partager trois jours ensemble. Parce que diffuser de la joie autour de soi, être à l’écoute et se rendre disponible rend tout simplement heureux.
Nous avons demandé à quelques pèlerins de Banneux et on a reçu des réponses très personnelles et d’une grande sagesse. « Le fils de Marie, notre Mère », « un guide », « une force », un rocher sur lequel s’appuyer », « le Fils de Dieu », « un ami fidèle », « un frère »… « Jésus est venu pour instaurer un règne de fraternité et de paix, tous les hommes sont frères. Il est source de liberté et de relation réciproque. »
Jésus nous dit dans l’évangile de ce jour « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive » Nous qui sommes au pèlerinage nous l’avons bien compris et nous le vivons au quotidien. Combien parmi nous, même souffrants, même affaiblis, continue à propager l’amour de Dieu et la tendresse du Christ autour d’eux ? De petits gestes d’attention aux autres, des paroles réconfortantes à ceux qui en ont besoin, un sourire, une main tendue… et la prière qui rythme nos vies. En suivant le Christ, nous faisons l’expérience de l’amour et l’amour ne s’impose jamais, il suppose la liberté. Suivre le Christ est un choix qui débouche sur la Résurrection et sur la vie.