Dimanche après-midi

En ce dimanche gris, rien de tel qu’un goûter festif pour mettre du bleu dans les regards.

Appel à se convertir

En ce dimanche, l’évangile nous parle de l’économe infidèle. Un texte bien déroutant au départ. On a l’impression qu’il nous fait l’éloge d’un filou. Et l’on s’étonne que le maitre le félicite pour les bonnes relations qu’il noue au mieux de s’offusquer qu’il dissipe ses biens.

L’argent est présenté comme trompeur. On peut être tenté d’être son serviteur, en devenant auto-suffisant, indifférent à la misère du monde. Se faire des amis avec les richesses injustes, ce serait se servir de l’argent confié par Dieu pour libérer les endettés insolvables et redonner une chance aux miséreux.

Mais l’aspect financier est-il réellement l’intention première de Jésus ?

Jésus affectionne de mettre dans ses paraboles un point qui nous surprend parce qu’il est choquant. Ainsi le fils prodigue qui réclame sa part alors que son père est vivant. Ou le semeur d’hier qui semble bien peu professionnel en jetant sa semence un peu partout. C’est ce qui rend la parabole intéressante. Ici, ce sont les actions frauduleuses qui servent de point d’attirance. C’est évidemment un effet de style. Le but est de produire une réaction : « mais où Jésus veut-il en venir » ?

Le contexte qui nous est donné par Luc est le salut. Il nous montre l’amour de Dieu pour les hommes, de son engagement dans leur salut. L’argent n’est pas le centre, il n’est qu’une simple image. Face à la dénonciation et à la sentence de renvoie, l’économe prend conscience de son état : il est perdu. Et il est incapable d’accomplir les tâches qu’il énumère. La seule façon de se sauver est par ses propres moyens. Notons aussi que ce n’est pas l’action frauduleuse qui est louée mais l’habileté de l’économe.

Celui qui reçoit le salut a la responsabilité de partager ce salut. Celui qui reçoit le salut doit marcher dans la vie selon les principes de « la loi et les prophètes », c’est-à-dire la parole de Dieu. Le salut, personne ne le mérite, mais Dieu nous l’accorde par amour, parce que le Christ a tout accompli pour cela. Cette parabole nous appelle surtout à agir avec habileté. Nous qui avons reçu la richesse injuste du salut, sachons la donner aux autres, donnons leur la remise des dettes de leurs péchés. Soyons reconnaissants car dans son amour, Dieu veut nous donner la joie de participer au salut des autres, de les aimer, de les considérer quel qu’il soit.

Samedi après-midi et soir

Nos pèlerins ont pu choisir l’activité de l’après-midi : chapelet médité, adoration ou chemin de croix. Ensuite tous se sont retrouvés pour la bénédiction des malades.
Après le repas du soir, un spectacle les attendait. Le Diacre-comédien Luc Aerens leur a présenté le témoignage poignant du Cardinal De Kesel. Intitulé « Les 5C », le spectacle est un dialogue émouvant entre le témoignage d’un cardinal atteint d’un cancer et un artiste comédien-clown à qui un ami a chaudement recommandé la lecture de ce texte. De beaux liens se tissent tout au long du spectacle entre le monde des malades, la foi chrétienne et le rôle du clown dans la société.
Une belle méditation composée d’une réflexion et d’une confrontation à partir de vécus.