Eucharistie festive

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Une fois encore la lecture de ce jour était d’actualité. Dans la première lettre de saint Paul à Timothée, celui-ci lance un appel aux chefs d’Etat pour qu’ils œuvrent pour la paix et le bien-être du peuple. Il nous demande également de prier saintement, sans colère et sans mauvaises intentions.

Dans son homélie sur l’évangile de saint Luc, Monseigneur Jousten nous a rappelé que la vérité de l’évangile se découvre en la vivant.
« Les saints du jour, saints Corneille et Cyprien, pensent qu’il y a dans cet évangile, une source de joie. En ce Triduum, nous avons vécu cette joie de l’évangile en voyant évoluer tous ces bénévoles, tous ces jeunes à notre service. L’évangile de Luc met en lumière un païen qui est montré en exemple. Ce texte peut nous parler car il y a entre lui et notre expérience présente trois similitudes.
Le centurion romain s’occupe de son esclave malade. Or ils ne partagent pas la même foi. Ici les bénévoles se dévouent pour vous alors qu’ils ne sont pas de votre famille. Ils ne vous demandent pas non plus un passeport de bonne conduite pour se mettre à votre service. Le centurion préfigure ces bénévoles qui s’occupent de leur prochain, quel qu’il soit.
Ensuite, ce centurion est un ami des Juifs. Il a construit la synagogue alors que ce n’est pas son lieu de culte. C’est une forme d’amour qu’il témoigne ainsi à son ennemi ; il a reconnu la valeur de leur foi. Sur le plan humain, ce centurion détonne. C’est le premier dialogue inter religieux de l’histoire. En ce moment, à Madrid, à l’initiative de Saint Egidio,  se tient la Rencontre de prière pour la paix dont le thème est cette année « Paix sans frontière ». Des dizaines de personnes de toutes confessions dialoguent dans le but de trouver une entente. En effet, dans ces deux premières décennies du XXIe siècle, malheureusement, nous avons assisté avec une énorme tristesse au gâchis de ce don de Dieu qu’est la paix, dilapidé avec de nouvelles guerres et avec la construction de nouveaux murs et de nouvelles barrières. Ici, à Banneux, nous faisons tomber les barrières, nous accueillons tout le monde, sans rien demander de votre parcours ou de votre foi. Nous vivons la paix dans l’accueil de tous.
Enfin, Jésus loue ce centurion pour sa foi et humilité. « Je ne suis pas digne » dit-il. Soyons a notre tour reconnaissants pour tous ceux qui sont au service des autres durant ce pèlerinage. Soyons reconnaissants et sachons dire merci. Soyons dans l’action de grâce en toute simplicité, comme ce centurion.  »

La procession des offrandes a ensuite mis à l’honneur les différentes nations présentes dans notre pèlerinage, répondant ainsi au thème de l’année à Banneux : « Venez Nations ».


Après avoir fait mémoire de nos amis décédés depuis le précédent Triduum, nous avons fêté les bénévoles au service des pèlerins depuis 5 ans et 15 ans, mettant ainsi leurs pas dans ceux de Marie, la première en chemin.

 

 

 

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